Au départ, les salles d’asile n’étaient que des œuvres de bienfaisance, sans législation.
Un des problèmes était que les subventions apportées par les dames de la société ne suffisaient plus. Elles appelèrent à l’aide, et les hospices et le conseil général répondirent à cet appel. Mais à partir de là, ces bienfaiteurs ont voulu se mêler aux affaires des salles d’asile. Dans un premier temps, les dames ont conservées le patronage, et les hospices ne contrôlés que la gestion. Mais progressivement le conflit à enflé. En effet, la compétence des dames fut remise en question, ainsi que l’autonomie des salles d’asile. On demanda alors aux communes d’entretenir les salles d’asile, et beaucoup d’entre elles les subventionnaires. Tous ceci pour que les dames ne conservent pas la direction des salles d’asile.
Un autre indice qui montra que l’Etat voulait s’en mêler : en 1835, on demanda aux inspecteurs la visite des salles d’asile, en plus des écoles primaires. Par ailleurs, les autorités administratives n’étaient pas d’accord sur le fait c’était le comité des dames qui recrutait ou révoquait son personnel. Donc en 1836, une circulaire précise que les salles d’asile seront des institutions qui dépendront du comité d’arrondissement et des comités locaux.
Ainsi, le contrôle des salles d’asile est passé de la main des femmes à celui des hommes. Par la suite, les comités des dames ont eu un rôle tellement mineur qu’elles décidèrent d’arrêter, comme par exemple à Paris, où le comité donna sa démission.
En décembre 1837, il y eu une ordonnance qui fut la première à réglementer les salles d’asile. Elle inspira d’ailleurs de la loi Guizot (1833) Mais cette ordonnance continue à considérer les salles d’asile comme des œuvres de bienfaisance, notamment à cause du fait ces salles d’asile sont une mesure sociale, car ce sont des femmes du peuple qui donnent leurs enfants à ces salles d’asile.
Néanmoins, ces salles d’asile furent la première instruction pour les enfants. D’ailleurs, l’ordonnance de 1837 préconise des exercices comprenant l’instruction religieuse, la lecture, l’écriture, le calcul mental… On peut joindre à cela le chant, les travaux d’aiguille.
A cette époque, Marie Carpantier organisa la salle d’asile de La Flèche, qui connut un grand succès. C’était une femme intelligente, cultivé, qui a cherché à observer les enfants, et qui à réfléchit sur les méthodes à suivre, notamment sur les questions d’acquisition des connaissances, et du bien. Elle a publié un ouvrage sur la pédagogie (Conseils aux directrices), et surtout, elle a crée d’une maison d’étude pour former les directrices appelé « école Pape-Carpantier ».
Avec la Seconde République, il y a eu une évolution, notamment avec Hyppolite Carnot, ministre de l’instruction publique, qui a décidé que les salles d’asile ne seraient plus des établissements charitables, mais des établissements d’instruction publique, qui prenaient le nom d’ Ecole maternelle Normale. Mais cela n’a pas été appliqué…
Par la suite, la loi Falloux ne s’est pas intéressée à ce sujet. Il fallut attendre 1855 pour qu’il y est une texte important pour les salles d’asile. Il marque une évolution, car là les salles d’asile deviennent des établissements d’éducation. La moralisation, mais aussi l’instruction y sont important : instruction religieuse, lecture, écriture, calcul mental, dessin linéaire, chant…
Pour en savoir plus ...
...sur Mme Pape-Carpantier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Pape-Carpantier